Un wiki pour ma campagne

Je voulais vous parler de ma campagne en cours dans l’univers des Elder Scrolls.

Nous jouons en virtuel avec le logiciel Fantasy grounds et le système Pathfinder. Un mélange détonnant où nous explorons Bordeciel dans l’histoire alternative de TES V – Skyrim.
Nous nous sommes rencontrés grâce à l’excellent forum JDR Virtuel dont je ne louerais jamais assez la qualité.

D’ailleurs à ce sujet notre meneur de jeu Mnem a pondu une superbe vidéo de présentation.

Devant la richesse de cet univers alternatif, j’ai cherché pendant longtemps une manière de :

  • Relever les informations cruciales à la compréhension de l’histoire
  • Permettre à tous les joueurs d’en ajouter et de compléter
  • Permettre un accès simple vers les informations utiles en cours de partie.

J’ai cherché vers Obsidian Portal, Scarabd, Epicwords, Realmworks, tous dédiés au JDR…
Mais la solution retenue, par sa gratuité et sa flexibilité, est… Dokuwiki !

C’est un wiki très facile en mettre en place, qui répond à tout mes critères et plus encore.

Il suffit tout bêtement de transférer le dossier par FTP sur son serveur… J’ai installé tout un tas de plugins mais il y a une interface dédiée toute simple…

Comment dire, une petite heure et demi pour mettre en place et rendre ça tout beau, mais après c’est un plaisir à alimenter.

Aujourd’hui la campagne en est à ces débuts, mais avec le temps les PNJ rencontrés et les différents plots vont rendre le tout compliqué à mémoriser pour un cerveau de rôliste, grâce à ce wiki nous avons l’esprit serein.

Je vous joint le lien de ce wiki, et n’hésitez pas à me contacter pour des conseils pour déployer cette plateforme.

Mon wiki de campagne Skyrim

 

Musique, Maestro !

Les fiches posées sur la table, le paquet de chips a moitié vide, nous entamons la partie du dimanche après-midi. Les joueurs discutent de leur semaine, des dernières sorties jeux vidéos tout en faisant tomber des cacahouètes sur le tapis du salon… Il est 15h, la partie commence à 14h. Je ne sais pas trop comment débuter la partie. J’essaye de m’éclaircir la voix, je tousse un bon coup, mais rien n’y fait… Dernier recours… Je prend mon enceinte nomade, pousse le volume en limite de saturation et choisit avec attention la piste qui deviendra le nouveau « gong » de cette campagne.

 

 

Pourquoi de la musique dans le JDR ? N’importe quel cinéaste vous le dira, la musique est vecteur d’émotion, mais voilà, elle occupe l’espace sonore. Lorsque l’on regarde un film où les dialogues ont de l’importance la musique est très discrète et utilisée avec parcimonie. Quand utiliser la musique, quel morceau choisir pour sa bande son ?

Je vais distinguer 3 utilisations du fond sonore :

  • Les effets spéciaux
  • L’ambiance
  • La bande son

Lorsque l’on pense aux effets spéciaux je vois tout de suite les cris et grognements de monstres et autres créatures. Mais aussi les bruits de bataille, les puissants sortilèges, les chants religieux (oh des fanatiques qui invoquent un démon).
Pour les effets spéciaux, il y a tellement de sites sur lesquels télécharger des sons que je ne prétends pas en faire la liste. Je peux vous orienter vers ce site qui en référence quelques uns.

55 Great Websides To Download Free Sound Effects

Ou si vous préférez tout avoir sur votre PC, il existe un pack gratuit destiné aux créateurs de jeux vidéos, je vous donne le lien direct du torrent de téléchargement Soniss GameAudioGDC ce pack contient notamment un nombre conséquent de cris de monstres et animaux !
J’ai aussi un pack de son de la BBC mais je ne sais absolument pas où j’ai bien pu le récupérer (Google-fu ?).
J’ai choisis de tout mettre sur mon PC et mon téléphone, comme ça je peut préparer mes bandes sons d’où je veux, et c’est beaucoup plus simple.

Pour l’ambiance j’utilise principalement des nappes de fond, ont peut les récupérer sur les même sites que ceux précédemment cités. J’en ai aussi quelques unes provenant de la démo Syrinscape. J’ai aussi pas mal de choses provenant du pack de la BBC, dont des ambiances urbaines d’à peu près toutes les villes du monde.

Je considère l’utilisation de musique comme optionnelle et limitée à ces moments épiques ou de tension où le meneur peut se permettre de se taire en laissant la mayonnaise monter.
Pourquoi cela ? Parce que mettre de la musique à très faible volume ne sert à rien, et que la mettre trop fort empêche de communiquer, on fait du JDR non ? La clarté de la communication est essentielle.
Seule exception, il est possible de préparer un monologue en accord avec une piste particulière. Un prologue, un épilogue ?

J’utilise beaucoup de musique classique ces derniers temps. Shostakovitch, Hanz Zimmer, Rachmaninov, Schoenberg…
Mais il faudra choisir les pistes avec attention, essayez de choisir LA piste qui convient à votre séance.
Une seule suffit ! Pour le reste mettez simplement une petite piste de fond sonore.

Oui, pour ceux qui jouent en virtuel sur ROLL20, un système est intégré, mais essayez donc de trouvez des effets spéciaux… Pas de mixage possible, donc dur !

Des ressources.

Battlebards des sons créés pour le JDR, le tout hébergé sur Soundcloud et donc écoute gratuite…
Softrope, simplement la meilleure application gratuite permettant de gérer ses musiques et ses effets spéciaux, elle ne contient aucun son donc il faut l’alimenter.
Voice Meeter, pour ceux qui jouent en table virtuelle et qui ont besoin d’utiliser leur micro et de diffuser de la musique en maintenant.
Custom Soundboard, pour ceux qui jouent à la maison, parfait pour gérer les musiques et les effets sans se prendre la tête avec des playlist, j’ai toutes mes librairies de son sur mon téléphone.
Syrinscape, sans doute très bien, mais pour pouvoir utiliser ses propres sons c’est trop cher…

N’hésitez pas à me faire part de vos techniques !

Rendre une carte interactive et zoomable

Si vous avez une énorme carte pour votre univers de jeu, et que vous n’avez pas envie d’imprimer 150 feuilles de papier, il est parfois plus simple de passer par le support informatique.
Mais voilà, un PDF a ses limites lui aussi.
Google Maps y a pensé avant nous, mais je vous propose non pas un tutoriel mais quelques guidelines pour vous orienter.

Je vous joint un exemple de carte que j’ai pu assembler dans l’univers de Skyrim. Carte interactive de Bordeciel

Nous allons utiliser leaflet.js, c’est un programme assez simple qui permet de se la jouer cartographe avec les moyens du bord.


La première étape, c’est de découper votre carte en petits carrés. En fait le système de zoom de la carte interactive va afficher les carrés correspondant à la taille de la fenêtre et dont la résolution est adaptée au zoom sélectionné.
Pour cela la méthode que je préfère c’est TilesGenerator, téléchargeable ci-dessous.

 

Tiles Generator

 

Préparez votre carte au format .png ou .jpg. Attention, elle doit être de taille carré (ajoutez des zones noires sur GIMP si nécessaire).

Selon la résolution de la carte vous allez devoir réfléchir à un zoom maximal. Pour ma carte de Bordeciel j’ai un zoom de 7 ce qui est énorme, vous irez probablement vers un zoom de 3 ou 4.

Maintenant ouvrez votre invité de commande (cmd) et allez dans le répertoire de Tiles generator, puis vous tapez

TilesGenerator.exe [zoom_maximal] [chemin_du_fichier_de_carte]

 

ça va tourner pendant un moment puis vous aurez un gros dossier output avec plein de petits carrés.

Maintenant vous allez devoir télécharger leaflet.js.

 

Leaflet.js

 

Vous allez uploader vos dossiers output et le dossier leaflet sur votre serveur. Si vous êtes chez Free vous disposez d’un serveur gratuit avec un accès FTP. Sinon il y a des alternatives mais la bande passante (donc la vitesse de chargement) est assez faible.
De mon côté j’ai un serveur Free et un serveur que je loue pour mon site (5€/mois).

Puis vous allez créer un fichier txt, recopier le texte suivant, le renommer en index.html, puis le mettre dans votre serveur à côté de vos dossiers output et leaflet.

 

<!DOCTYPE html>
<html style="height:100%;margin:0;">
<head>
<title>
 <!--Remplacez cette ligne par le titre de votre carte-->
</title>
<link rel="stylesheet" href="leaflet/leaflet.css">
<script src="leaflet/leaflet.js"></script>
</head>
<body style="height:100%;margin:0;">
<div id="mapid" style="width: 100%; height: 100%; background: #000000; margin: 0;"></div>
<script type="text/javascript">
//Variables
var mapSW = [0,48140], <!--Inserez à la place de 48140 la hauteur de votre image en pixels-->
  mapNE = [61440,0]; <!--Inserez à la place de 61440 la largeur de votre image en pixels-->
var map = L.map("mapid",{
  crs: L.CRS.Simple
  }).setView([0,0],1);
//Référencer les tuiles de la carte
L.tileLayer("output/tile_{z}_{x}_{y}.png",{
  minZoom: 0,
  maxZoom: 7, <!--Inserez votre zoom maximal-->
  noWrap:true
  }).addTo(map);
//Définir les limites de la carte
map.setMaxBounds(new L.LatLngBounds(
  map.unproject(mapSW,map.getMaxZoom()),
  map.unproject(mapNE,map.getMaxZoom()),
));
//Définir des icônes
var custom_icon= L.icon({iconUrl:'icons/Whiterun.png'}); <!--Vous pouvez déclarer des icones personnalises, sinon supprimez cette ligne-->
// Définir des marqueurs
var text="Ceci est le texte affiché lors du clic sur le marqueur"; <!--Le texte a afficher lors du click sur le marqueur-->
custom_marker=setMarker([32288,26632],custom_icon,"marqueur",text); <!--Le nom du marqueur-->

// Définir un marqueur de référence
var refmarker=L.marker(map.unproject([10000,10000],map.getMaxZoom()),{
  draggable: true,
}).addTo(map);
refmarker.bindPopup('');
refmarker.on('dragend',function(e){
  refmarker.getPopup().setContent(map.project(refmarker.getLatLng(),map.getMaxZoom()).toString());
  });
// Ce marqueur pourra être déplacé pour connaître les coordonnées en pixel d'un point de votre carte
// Fonction
function setMarker(coord,icon,text){
var marker=L.marker(map.unproject(coord,map.getMaxZoom()),{
  draggable: false,
  icon: icon,
}).addTo(map);
marker.bindPopup(text);
}
</script>
</body>
</html>

 

Vous trouverez des informations complémentaires sur le tuto (en anglais) Tutorial Leaflet.js

Amusez vous bien !
Dites moi si vous rencontrez un problème.

 

Fate, du Retro-gaming

Cela fait longtemps que je n’ai pas fourré mon nez dans les folies ludiques. Mais les choses ont pas mal avancées. Je voulais vous parler d’un univers pour Fate Core.
Cet univers s’appelle Save Game.

Imaginez que les héros des vieilles cartouches de NES qui trainent dans votre grenier décident de se rejoindre pour profiter de la vie dans un monde commun.

Imaginez qu’après des années ce monde soit affligé d’un fléau informatique.

Les joueurs incarnent des héros de vieux jeux oubliés en 8 bits. A ma table j’ai eu droit à d’intéressants hacks de vieux jeux (Zelda, Ice Climbers, Streets of Rage).

Je digresse.

Dans ce jeu les règles de Fate ont été largement édulcorées, et notamment la gestion des blessures !

  • Le stress physique et le stress mental est remplacé par une unique jauge : les Coeurs.
  • Les conséquences sont remplacées par : les Vies.

 

Seul point noir à mes yeux. La méthode de conception d’aspect proposée qui consiste à tirer sur une table des mots farfelus.
L’idée est intéressante, l’aléatoire permettant d’apporter de l’originalité, mais je vous avouerais que le contenu de la table ne suit pas.
Essayez de créer un aspect avec : « Hamburger, Scotch, Singe et Bleu »…

Dans tous les cas un jeu à essayer !

Je vous partage le lien drivethru de Save Game , ne vous privez pas, c’est en Pay What You Want.

 

Mon retour sur le système Fate

Fate_Freeport_Companion_Cover-677x1024

 

Cela fait maintenant quelques mois que je mène sur une table de Ravenloft utilisant le système Fate, et notamment le Fate Freeport Companion proposant une adaptation Fantasy de ce cher système.

Je vous fait un petit retour sur mon expérience.

 

– Les notions de bases du système sont longues à maîtriser côté joueur.

Les aspects sont assez vite compris par contre, l’habitude de jongler avec eux en les invoquant, les contraignant et en les révélant nécessite pas mal de temps. C’est lié aussi au fait (fate) que je découvre moi aussi le système.

 

– Sur les 4 actions, la principale est « Créer un avantage ».

C’est vraiment le cœur du système, une fois comprise cette action permet de révéler pleinement ses qualités. Sans cela on se retrouve avec un système Lambda et même plutôt fade.

 

– La création des prouesses est dure à équilibrer.

Les prouesses sont des exceptions au système, même avec tout le bon sens du monde l’équilibre est précaire, c’est la contrepartie du Freeform. Les sorts proposés dans le Fate Freeport Companion sont assez puissants, et ce surtout après quelques progressions.

Je cite par exemple Cure Serious Wounds qui permet tout de même de supprimer n’importe quel conséquence (sauf extrême) de manière instantanée, ou la classique Fireball qui permet d’attaquer toute une zone à +2 et d’enflammer la zone, avec tout ce que cela implique.

 

– La création de personnage est excitante.

A part la création des 3 derniers aspects liés à l’histoire commune entre les personnages du groupe. Certes cela permet d’avoir un lien entre les personnages mais selon mon point de vue, un seul aspect aurait suffit. Je me suis penché sur le bouquin Aperita Arcana, un petit bijou permettant lui aussi de faire de la fantasy avec Fate. Il propose une répartition d’aspect différente qui colle mieux avec le genre. (Classe / Race / Background / + 2 autres).

Les tables du destin et l’émulation de meneur de jeu

Parfois c’est un joueur qui fait faux-bond, et dans ce cas là la partie est amputée d’un de ces membres mais la vie continue.
Mais d’autres fois, c’est le meneur qui manque à l’appel, ou peut être qu’il n’a rien préparé, ou encore a t-il envie d’endosser le rôle de joueur pour une fois.
Mais voilà, toujours est t-il que l’on se retrouve devant le complexe de la page blanche, nous sommes entre 2 et 5, qu’allons nous bien faire avec nos dés, nos papiers et nos crayons.

Plutôt que d’emprunter un jeu de société dans le local de l’association, un des recours est l’utilisation de la table du destin.
C’est l’idée première de Word Mill et de son Mythic GM emulator.

TableDestin

Comment faire fonctionner cela…

Les cas de figure :

  • Vous êtes seul, avec une idée d’univers, un personnage un système et votre matériel de jeu de rôle.
  • Vous êtes un groupe sans meneur.
  • Vous êtes meneur, avec un groupe de joueurs et vous cherchez de nouvelles méthodes.

Dans tous ces cas la méthode est simple.
Vous avez d’un côté ce que j’ai renommé le simple destin, qui consiste à répondre à une question en OUI/NON.
– Vous démarrez la partie avec une valeur de chaos de 0.
– Vous posez la question dont la réponse doit être en OUI ou NON, par exemple « Est t-il autorisé de porter une arme dans la ville de Strazoff ? »
– Vous définissez la probabilité d’un OUI, « Peu probable », « 50/50 », « Très probable », dans mon cas je choisis « 50/50 » car Strazoff a connu une révolution récente et que les dispositions du nouveau gouvernement sont inconnues au jour d’aujourd’hui.
– Je lance un D100, j’obtiens 75.
– Je regarde la conclusion correspondante dans la case Probabilités et Chaos. Au dessus de la médiane j’obtiens un OUI mitigé, en dessous c’est un NON mitigé. Dans le cas où ma valeur est en-deça ou en-dessous des valeurs extrêmes j’obtiens un OUI franc ou un NON franc. Dans mon cas les probabilités sont de : « 50/50 » et ma valeur de Chaos : « 0 », avec mon résultat de 75 j’obtiens un OUI mitigé.
– Je développe la narration correspondante, « Le garde jauge suspicieusement l’armement du nouvel arrivant,  je dois vous signaler que les armes ne sont pas autorisées dans les quartiers marchands, vous devriez les laisser à l’auberge avant que l’on vous les confisque’ « .


 

Parfois l’inspiration vient à manquer, et vous avez besoin de quelques billes, d’où l’utilité de la table de « l’inattendu ».

 

Inattendu

 

C’est un peu plus simple. Vous tirez au D100 la nature de l’élément perturbateur, le sujet et l’action.

Cet inattendu donne l’impulsion nécessaire à la création d’un nouvel élément de la narration.

Pour ma part, lorsque les joueurs s’aventurent dans la ville j’obtiens « Nouveau PNJ », « Peurs », et « Travailler ». « Alors que vous demandez votre chemin, un enfant vous bouscule, il semble fuir un homme imposant et barbu le poursuivant sans ménagement pour la foule aux alentours, ‘Reviens là, tu vas voir si je t’attrape », les personnages interpellent l’homme et lui prie de laisser l’enfant tranquille, « C’est Harold, mon apprenti, un vrai fainéant, les jeunes je vous dis, ils ne tiennent plus la route ».

Essayez donc ces tables, et racontez-moi vos expériences !

Télécharger